Coup de projecteur le 15/03/2021
Claire Crevoisier Mandataire Aract Nouvelle Aquitaine

Adhérente de la CPME Dordogne depuis 2015 avec son agence Start People, Claire Crevoisier intègre cette année l’ARACT Nouvelle-Aquitaine. Coup de projecteur sur son parcours, son agence et son nouveau rôle en tant que mandataire de l’ARACT Nouvelle-Aquitaine.



Pouvez-vous nous parler de vous, de votre parcours ?

Claire Crevoisier : « Je suis issue d’une filière plutôt scientifique, j’ai suivi à la base des études d’étiopathie et de psychologique. Donc peu de rapport avec le recrutement ou presque. Par la suite, c’est plutôt mes jobs étudiants qui m’ont mené sur la voie des ressources humaines. Notamment au sein de services RH pour plusieurs restaurants McDonald’s à l’époque. Et puis, je suis arrivée à l’intérim en travaillant en gestion déléguée de l’intérim dans une grosse usine de pièces détachées pour l’automobile. Depuis son ouverture en 2015, je suis Responsable de l’Agence d’emploi Start People à Périgueux. »



Pouvez-vous nous parlez de votre agence ?

CC : « Start People est une agence d’emploi qui est généraliste. On fait partie d’un groupe international qui s’appelle Recruit et qui est spécialisé dans les ressources humaines. Aujourd’hui nous avons 225 agences qui sont réparties sur tout le territoire, représentant à peu près 800 collaborateurs permanents. Chez Start People nous développons nos propres outils et méthodes de travail. Tout cela de permet de recruter plus de 100 000 candidats chaque année dans un large panel de qualifications et de répondre aux besoins d’environ 18 000 clients dans tous les secteurs d’activité.

Notre mission est d’analyser les problématiques de recrutement de nos clients, de façon à proposer la bonne solution pour répondre à leur besoin, que ce soit de l’intérim ou du recrutement. Nous les accompagnons également sur des aspects juridiques et RH, sur des thématiques de sécurité au travers d’ateliers. Nous mettons en place avec eux des outils d’analyse sur des études de poste, sur les risques professionnels etc.

Nous travaillons également sur la formation, que ce soit pour faire évoluer en compétences nos salariés ou pour créer des compétences lorsqu’il en manque.

Enfin nous avons des partenariats avec les institutionnels dont les missions locales et Pôle Emploi bien évidemment. Nous travaillons beaucoup avec les missions locales et maisons de l’emploi sur toute la Dordogne notamment sur les dispositifs de garantie jeune ou sur des accompagnements plus classiques. Par exemple sur des parrainages de jeunes sur leur recherche d’emploi. Nous travaillons avec eux leur projet, mais aussi le socle des savoirs-être qui est important pour se présenter en entretien au travers d’exercices d’entretien d’embauche avec les missions locales et d’autres employeurs. Nous faisons plusieurs actions dans cet optique qui sont importantes à mon sens. »



Dans quel contexte avez-vous adhéré à la CPME Dordogne ?

CC : « Nous avons adhéré à la CPME dès l’ouverture en 2015. Dans un premier temps, il était important de se faire connaître puis d’aller également à la rencontre des acteurs de l’économie locale. Notre adhésion à la CPME nous a permis de participer à des ateliers d’informations sur différentes thématiques, juridique, fiscale etc. et surtout de pouvoir échanger avec d’autres entreprises du territoire. »



Pourquoi avoir candidaté pour un mandat pour l’ARACT ?

CC : « J’ai souhaité candidater à ce mandat, parce que suis convaincue que les enjeux qui touchent à l’environnement du travail ont une importance majeure. Aujourd’hui, il faut que l’on construise tous ensemble le futur cadre de travail et les entreprises de demain. Tout ce qui touche au management, à la santé, à la qualité de vie au travail, sont des sujets au cœur des évolutions de notre métier de recruteur. Puisqu’ils touchent nos clients, qu’ils influent sur nos recrutements, sur les personnes et sur l’accompagnement que l’on peut proposer à nos clients. »



En tant que mandataire, quel est votre rôle concrètement ?

CC : « Mon rôle est encore en construction puisque je viens tout juste d’être nommée, depuis début Janvier. Mais globalement, mon rôle au sein du conseil d’administration est d’aider à définir les axes de travail, la faisabilité financière des projets, de piloter des actions et de participer à des groupes travail sur différentes problématiques et enjeux liés à l’environnement de travail en entreprise de façon à développer des solutions et des outils adaptés. »



Quels sont pour vous les enjeux actuels liés à l’environnement de travail en entreprise ?

CC : « Le principal enjeu est la performance des entreprises. Nous sommes dans un contexte où tout évolue. Il y a de fortes mutations économiques, technologiques, organisationnelles et sociales. La qualité de vie au travail est un réel facteur stratégique sur lequel agir pour la performance au sein de l’entreprise. En agissant sur l’amélioration des conditions de travail pour les salariés, on agit aussi leur fidélisation, la recommandation qui à terme, facilite le recrutement.

Et justement l’ARACT est présente au près des entreprises et de leurs salariés pour vraiment leur donner les bonnes clés, des idées à faire évoluer avec leurs équipes pour améliorer la compétitivité et les performances.

Il y a aussi un autre enjeu qui est très important surtout en ce moment, c’est la solitude du dirigeant. Le rôle de l’ARACT c’est aussi leur dire que non, ils ne sont pas seuls, qu’ils peuvent aussi se reposer sur des structures et des associations comme l’ARACT pour identifier les problèmes, travailler sur des problématiques et bénéficier des outils qui sont mis en place. »



Comment l’ARACT agit-elle sur ces enjeux ?

CC : « Tout d’abord, l’ARACT est l’Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail. Sa mission est d’analyser les besoins de son territoire, en l’occurrence, la Nouvelle-Aquitaine. Elle met à disposition des entreprises de son territoire un éventail d’outils pour prévenir des risques liés au poste de travail comme les risques psychosociaux ou les troubles musculo-squelettiques. Elle travaille également sur l’inclusion, le développement des compétences et la qualité de vie au travail. Elle met aussi en place des accompagnements sur la qualité du dialogue social au sein des entreprises et sur leur responsabilité sociétale, ce qui très important aussi. L’ARACT a un champ d’actions qui est assez vaste et qui est clarifié par des priorités définies chaque année. »



Concrètement, quels types d’actions peut mener l’ARACT pour agir sur ces problématiques ?

CC : « Elle peut intervenir directement en entreprise ou bien développer des actions de formation en partenariat avec les OPCO des branches concernées sur des thématiques qui sont propres à certains métiers. L’ARACT met également à disposition des chefs d’entreprise une palette d’outils pratiques. Par exemple, il existe des dispositifs comme ARESO (Appui aux Relations Sociales) qui permet d’accompagner des dirigeants sur le dialogue social en faisant intervenir des facilitateurs relationnels qui donnent des clés pour appuyer le dialogue social entre les différentes parties.

L’objectif étant d’expérimenter toutes ces solutions et outils, et de les faire évoluer pour qu’ils s’adaptent aux besoins du terrain et des entreprises.

Par ailleurs, toutes ces actions, sur la Nouvelle-Aquitaine, sont orientées et ciblées pour les PME-TPE, car elles représentent 90% des entreprises du territoire. »